Vous ne la payez pas — vous la collectez auprès de vos voyageurs et la reversez à votre commune. Encore faut-il savoir combien, sur quelle base, et ce que les plateformes font déjà à votre place.
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La taxe de séjour est due par le voyageur qui séjourne chez vous. Votre rôle est de la percevoir, puis de la reverser au comptable de votre commune aux dates fixées par le conseil municipal ou l'intercommunalité. Le cadre figure aux articles L2333-26 à L2333-47 du code général des collectivités territoriales.
Elle concerne les meublés de tourisme au même titre que les hôtels, chambres d'hôtes, campings ou résidences de tourisme.
Votre commune choisit l'un des deux, et vous n'avez pas la main dessus.
Si votre logement n'est pas classé — ou attend son classement — le tarif ne se lit pas dans un barème fixe : il s'exprime en pourcentage du prix de la nuitée par personne, entre 1 % et 5 % selon la décision de la commune, dans la limite du tarif le plus élevé qu'elle a adopté.
À Paris, par exemple, le taux applicable aux hébergements non classés est de 5 %, avec un plafond fixé à 15,93 € pour 2026. Ce chiffre vaut pour Paris et nulle part ailleurs : c'est bien pour cela qu'il faut vérifier commune par commune.
S'ajoutent parfois des taxes additionnelles départementales ou régionales. En Île-de-France, une majoration substantielle s'applique en plus du tarif de base.
Quatre catégories de personnes ne paient pas la taxe : les mineurs de moins de 18 ans, les titulaires d'un contrat de travail saisonnier employés dans la commune, les bénéficiaires d'un hébergement d'urgence ou d'un relogement temporaire, et les personnes domiciliées dans la commune.
La première catégorie est celle qui revient le plus souvent, et c'est là que les erreurs de calcul se logent : une famille de quatre dont deux enfants ne paie que pour deux personnes. Encore faut-il connaître l'âge de chacun — c'est une donnée qu'il vaut mieux avoir recueillie avant l'arrivée qu'estimée après coup.
Depuis le 1er janvier 2019, les opérateurs numériques qui encaissent le paiement pour votre compte — Airbnb, Booking, Abritel — collectent la taxe de séjour au réel et la reversent directement, pour les loueurs non professionnels. Depuis juin 2024, ces plateformes peuvent en outre déposer une déclaration unique nationale plutôt qu'une déclaration par commune.
C'est la raison pour laquelle il faut, dans tous les cas, savoir combien de personnes ont séjourné, combien de nuits, et lesquelles étaient exonérées.
Soyons clairs : CheckInn ne calcule pas votre taxe de séjour, ne la collecte pas et ne la déclare pas. Ce n'est pas un logiciel de comptabilité.
En revanche, il retient pour chaque séjour les éléments qui constituent l'assiette : les dates d'arrivée et de départ, donc le nombre de nuitées, le nombre d'adultes déclarés, et la date de naissance de chaque voyageur — ce qui permet d'identifier les mineurs exonérés sans avoir à le demander une seconde fois.
Le jour où votre commune vous demande un état récapitulatif, vous exportez les fiches de la période en PDF au lieu de reconstituer six mois de conversations.
Nuitées, nombre de voyageurs, âges : les données de votre déclaration se collectent avant le séjour, pas six mois après.